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26/10/2009

Un mois plus tard...

Bon ok, ça fait un peu plus d'un mois mais on est pas à quelques jours près... ni même une semaine hein...

Donc voilà voilà, cela fait un mois que je suis à Canterbury, et jusqu'à présent j'ai survécu! Cool

Finalement c'est plus de se retrouver dans un environnement complètement nouveau que dans un autre pays qui est perturbant, parce qu'après tout, l'Angleterre, c'est pas franchement exotique... Et puis comme il faut bien parler, et bien on parle, et quand on est avec d'autres étudiants étrangers ça ne pose pas vraiment de problèmes, et quand on est avec des anglophones et bien on s'accorche, on dit beaucoup "excuse me?" "can you repeat?" et "WHAT??", et on béni IMDB qui nous aide à retrouver les titres en VF des films dont on nous parle...Rolling Eyes

En plus, c'est cool, je peux manger du bacon et des baked beans sans qu'on me fasse de remarques désobligeantes, enfin trouver une utilité à mes cours de Khâgne sur l'histoire de l'Inde et l'Angleterre elizabethaine, et feuilleter Doctor Who Magazine quand je vais faire les courses...

Je dois dire que l'université fait aussi absolument tout pour qu'on se sente bien. En fait j'imagine mal comment on peu être super stressé ici: pas besoin de se lever en se demandant si le métro va être à la bourre aujourd'hui; ma salle de cours est à moins de 10 min à pieds, ainsi que la plupart du minimum vital (c'est à dire la bibliothèque, le cinéma et le Shoppi local...) les profs (du moins les miens) sont adorables, nous envoient plein de gentils mails et mettent tout plein de trucs funs en ligne. Et puis le campus est super agréable, calme, avec des grandes pelouses où on peut se promener qand on en a marre de travailler, et des petits zoiseaux qui chantent. Et en plus la nuit on peut même voir les étoiles, et si ça c'est pas le luxe, je ne sais pas ce que c'est...

J'ai des cours super cool, déjà, que les projections des films que l'on étudie soient inclues dans les cours ça m'enlève une grosse épine du pied; finies les galère pour trouver l'obscur film québécois de 1896 dont la copie n'a même pas encore été restorée que l'on doit étudier... Finis aussi les débats moraux du genre "alors ce soir je regarde quoi? Ce très passionnant film d'Eisenstein ou le dernier épisode de Desperate Housewives?" (cherchez vous même lequel est le plus agréable à voir avant de s'endormir... oui, ben voilà hein...).
Un truc que j'apprécie beaucoup aussi, c'est les "seminars": des cours en petit groupes faits pour discuter du dernier cours/conférence. Le moment idéal pour poser des questions, donner son avis et reflechir un peu plus en profondeur aux sujets abordés. ça permet vraiment d'approfondir les choses et ça nous force à réfléchir au cours et à ne pas juste le mettre dans un coin en attendant de l'apprendre par coeur pour l'exam. Bon après, faut parler quoi...Rolling Eyes

Bref, pour fêter tout ça je suis allée au resto mexicain avec d'autres étudiants étrangers, et c'était vachement bon:

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(ça commençait à manquer de photo de bouffe ici non?)

Je me demande ce qu'on va trouver pour fêter les deux mois...

 

(Very) random thoughts:

-Je suis follement happy d'habiter dans la partie principale de l'Université et pas à Parkwood comme tout le monde. Certes c'est grand, c'est joli, c'est dans la natuuure et une petite marche quotidienne d'un quart d'heure pour aller en cours ou à la bibli ne peux pas faire de mal... Mais by night la route est nettement moins bucolique (et en ce moment, c'est dès 16h30...)... En plus la nuit il y a deux fois plus de lapins que d'habitude, et je suis sure qu'ils font exprès de passer d'un coup devant les gens pour leur faire peur...

-J'adooore le look sans complexes des anglaises. C'est fun, coloré et improbable. En même temps elles vivent probablement dans un des pays dont le temps est le plus dingue, alors il vaut mieux être parrée à passer du grand soleil au froid polaire en moins de 2 min. Ce qui fait que la mini-jupe est toujours à l'ordre du jour, et qu'elle se porte très bien avec le gros hoodie avec le nom de l'Université marqué en gros dessus (faut que je m'en achète un, c'est juste trop fun) et je sais pas pourquoi, mais ça fait plaisir.

-Les Maltesers ont bien le même goût qu'en France (leur nom est juste plus facile à prononcer)

-Je n'ai toujours pas compris le code de la route... Mais je suis toujours en vie.

-Je ne sais toujours pas comment prononcer "France" et la dernière fois que j'ai posé la question à table, tous mes collocs (venant des 4 coins du monde) m'ont répondu un truc différent.

-La liste des "films ou séries que je ne peux toujours pas comprendre sans sous-titres" s'agrandi: aux séries médicales (ce qui ne me frustrait pas trop j'avoue puisque je n'ai pas une grande passion pour le genre...) s'ajoutent les films de la Nouvelle Vague britannique, et ceux sur les jeunes drogués ecossais... (surtout ces derniers en fait...)

-Non seulement je n'aime pas la gueule de Meg Ryan, mais en plus je n'aime pas la façon dont elle double la version anglaise d'Anastasia dans le dessin-animé éponyme... (John Cusack et Christopher Lloyd eux sont très bien... Je vous laisse deviner qui double qui...)

-Je n'arrive toujours pas à m'habituer au fait qu'ici, les conducteurs de bus sont gentils... Idem pour les dames de l'administration à qui rien ne semble faire plus plaisir que d'aider des étudiants en détresse... C'est presque effrayant... 

 

 Bon et j'ai plein de photos qui trainent dans les tiroirs alors je vais vous faire un petit mix de tout ça dans les prochains jours!sunny

18:30 Écrit par Eledhwen dans En direct d'Angleterre | Lien permanent | Commentaires (3)

18/10/2009

London Baby!

Bon de toute façon je crois que c'est une fatalité, quand on écrit une note sur Londres, immanquablement trois titres s'imposent à nous: le classique "London Calling", le très frenchy "Allons donc à London!" et le friendsien "London Baby!" et pour une raison obscure c'est ce dernier qui m'est venu à l'esprit en premier, donc voilà, promis la prochaine fois je ferai un effort...Rolling Eyes

C'est qu'une ville ça ne s'apprivoise pas en une journée, surtout un monstre comme Londres, pour notre première excursion londonienne depuis Canterbury nous avons donc opté pour le picorage (c'est-y pas mignon...): aller un petit peu dans plusieurs endroits différents, histoire de goûter à différentes atmosphères.

Alors déjà, je ne sais pas trop comment on s'est demerdées, mais on a payé le train tellement peu cher que s'en est presque indécent. La feinte de sioux, c'est le prix de groupe: on peut acheter les billets à plusieurs, et plus on est, moins c'est cher. A 4 nous avons donc payé £12.40 chacune pour un billet qui nous permet de faire l'aller-retour dans la journée, PLUS de prendre le métro, ce qui est un maxi bon plan vu le prix du métro londonien et la taille de la ville. (Je ne sais pas si on peut avoir ce genre d'avantages depuis Londres, et en même temps je ne comprends déjà pas grand chose à la SNCF française, à part que ça craint, alors ici c'est même pas la peine d'essayer...)

1h30 plus tard nous arrivons donc gaiement à Charing Cross, puis prenons le métro direction Notting Hill, notre première étape.

(et mine de rien je suis sure que je vais finir par être capable de le prendre toute seule sans me perdre ce métro... mais quand même, une ligne circulaire quoi! C'est pas dieu possible d'avoir l'esprit aussi tordu...Rolling Eyes)

 En dehors du fait que j'ai du voir le film éponyme il y a environ 3000 ans et qu'il me porte chance au Pictionary (spéciale cassdédi Cool) je n'avais jamais mis les pieds dans ce célèbre coin de l'ouest de Londres.

Nous nous sommes contentées de la partie sud, autour du métro de Notting Hill Gate, sans doute la plus touristique mais aussi la plus chic, avec ses belles maisons élégantes: 

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Et ses maisons colorées sur Portobello Road, l'une des rues principales qui traversent le quartier:

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(J'aurais pu toutes les prendre tellement c'est joli, je me suis contentée de celle de George Orwell. Comme la petite plaque bleue l'indique c'est ici que l'écrivain britannique s'est installé quand il a décidé de venir à Londres pour lancer sa carrière d'écrivain en 1927.)

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Et puis surtout, samedi, c'est le jour du célèbre marché de Portobello Road. Un mélange de marché normal et de marché aux puces où l'on trouve de... tout. Des étales qui ne vendent qu'une seule chose bien spécifique (et parfois très originale, comme des vieux klaxons de voiture ou des sacs à main plat où on peut rien mettre dedans...Rolling Eyes) à ceux qui vendent plein de petites choses différentes, il y en a pour tous les goûts. Bien sur il y a beaucoup de trucatouristes, mais cela n'enlève rien au charme de l'ensemble. Et plus on avance vers le Nord et le pont du métro, plus les étales se font petits et font place à des fringues d'occasion et à des choses plus originales.

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(On dirait que la montre gousset est extrêmement in à Londres cette année, il y en a partout! Malheureusement je crois que le Time Lord n'est pas fourni avec... pale)

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Au milieu de tout ça, on trouve aussi un nombre assez impressionnant de marchands de bouffe, venant globalement des 4 coins de l'Europe, si bien que chaque membre de notre très multiculturel petit groupe a eu droit à son moment de nostalgie en discutant avec le vendeur de paëlla, en bavant devant la choucroute et en soupirant devant les piles de Comté et de saucissons...

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"Crevettes roses et bananes jaunes", c'est quand même pas une pancarte qu'on voit tous les jours... on dirait, je sais pas, un nom de groupe ou de plat exotique... ou un cocktail aux couleurs bizarres composé d'alcools qui n'étaient pas destinés à se rencontrer...

 

Une fois Portobello Road intégralement remontée nous décidons de reprendre le métro pour notre seconde étape, au Nord de la ville: Camden Town.

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Camden, non mais Camden, comment on a pu me cacher un coin pareil aussi longtemps? Probablement parce que c'est typiquement le genre d'endroit où je pourrais passer des journées entières, à prendre des photos, acheter des choses follement inutiles, goûter tout et n'importe quoi et tout simplement regarder partout. drunken

Les alentours du marché annoncent déjà la couleur: ici, c'est un peu la folaïe, le paradis de la fringue barrée et des looks improbables, l'endroit où aller si on veut vérifier que "punk are not ded" comme dit Marji... Cool

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Une des célèbres boutiques Dr Martens du coin... Pas eu le temps d'y entrer, mais ce n'est que partie remise...

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*bave*

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Avant tout il devient urgent de nourrir les bêtes, ça tombe bien (et ce n'était bien sur pas du tout prémédité...) puisque le marché regorge de petits coins remplis de marchands de manger où on fait le tour du monde en à peine 10 mètres. Chinois? Thaïlandais? Turc? Italien? Il n'y a que l'embarras du choix, et on peut même tout goûter avant de se décider. Pour ma part j'ai opté pour le mexicain avec une delicieuse chicken fajita fait en direct live sous mes yeux ébahis.

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Mais bon, manger debout c'est pas très cool, heureusement tout est prévu, car au détour d'une rue on tombe sur ça:

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Allez hop, on enfourche la bête, on ajuste sa jupe, et c'est parti pour un repas de folaïe, les motards de l'Apocalypse n'ont qu'à bien se tenir...Cool Laughing

Le reste du marché (du moins ce que nous en avons vu, parce que c'est immense!) est principalement consacré aux fringues et aux accessoires en tout genre. On trouve de tout, surtout des vêtements vintage, mais aussi des boutiques de créateurs, des marchands de corsets qui côtoient des vendeurs de sarouels, des trucs adorables et des trucs improbables.

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Une boutique qui vend des shoes et des sacs en forme de... tout, oui oui, même le Rubik's Cube qui pendouille là...

L'endroit en lui même est fascinant, puisque une des parties les plus célèbres du marché est installée dans les anciennes écuries qui abritaient les chevaux chargés de remonter les bateaux le long du canal. Du coup c'est assez labyrinthique, et on ne sait jamais vraiment si on est à l'interieur ou à l'exterieur...

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(Aaaaaaah des Cybermen géants!! Shocked ... ) 

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Après cette joyeuse petite excursion, nous sommes reparties pour la traditionnel séance de shopping à Oxford Street. Où je n'ai rien acheté, parce que Primark le samedi, en fin d'après-midi, c'est juste pas possible... Puis nous avons gentillement descendu Park Lane pour aller chez Harrod's où l'une d'entre nous devait acheter des trucs.

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On est juste passées rapidement, mais je crois qu'on doit pouvoir y trouver absolument tout. Mais genre TOUT quoi. Je me suis surtout balladée dans les "Food Halls", très beaux, tout en Art Nouveau, et c'est assez marrant d'être dans un environnement aussi classe, de croiser des poissons super rares et toutes les variétés de sushi du monde, mais de trouver aussi des briques de lait, des yahourts et des biscuits comme dans n'importe quel supermarché normal Laughing, je m'imagine bien venir faire mes petites courses ici tiens...

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Puis, après une petite pause dans un Starbucks (où on réalise que les prix y sont légèrement moins prohibitifs qu'en France...) il est temps de reprendre le train pour rentrer à la maison! 

Bref ce fut une belle journée, je pense que je retournerai explorer plus en détails certains de ces coins, en tout cas avec une ville pareille à portée de main je ne risque pas de m'ennuyer!

16:38 Écrit par Eledhwen dans En direct d'Angleterre | Lien permanent | Commentaires (7)

16/10/2009

Use your imagination...

Il va falloir que je m'y fasse, mais de ce coté de la Manche les films sortent le vendredi. Et aujourd'hui c'est la folaïe puisque sort le dernier film de Terry Gilliam, The Imaginarium of Doctor Parnassus. sunny

Dire que ce film est très attendu serait un doux euphémisme...

Déjà, parce que Gilliam étant connu pour être un des réalisateurs les plus malchanceux de ces dernières années, voir ce film terminé donne le sentiment d'assister à l'accomplissement d'un miracle. Rolling Eyes

Ensuite, parce que lors du tournage de ce film Gilliam s'est un peu pris la tuile ultime lorsque son acteur principal, Heath Ledger, nous a brutalement quitté suite à une overdose de médicaments qui reste encore tristement mystérieuse pale... Terry Gilliam décide finalement de finir le film, et de prendre trois "remplaçants" pour tourner les dernières scènes manquantes (feinte rendue possible par l'univers fantastique dans lequel se déroule l'histoire, où il n'est pas complètement surprenant de voir un personnage changer de tête) Il met un point d'honneur à faire appel à des amis du défunt, ce sera donc Johnny Depp, Jude Law, et Colin Farrell... Et le film de mystérieusement prendre un interêt tout nouveau...Rolling Eyes

Enfin, parce qu'après le trop consensuel Frères Grimm et le très très étrange Tideland(que personnellement j'aime beaucoup mais que je ne placerais pas entre toutes les mains), tous les fans de Gilliam voient en Parnassus une chance pour lui de renouer avec les chefs d'oeuvres de ses débuts.

Ceux qui ont eu la chance de ne pas faire partie de mon entourage proche en mai dernier Rolling Eyes ignorent peut-être que j'ai eu la chance de voir le film en avant-première au Festival de Cannes. Ce n'est bien sur pas une raison pour ne pas retourner le voir (surtout que j'ai raté le début parce qu'on était trop occupées à faire les yeux de Bambi au vigile pour qu'il nous laisse rentrer dans la salle Rolling Eyes... ce qui a fini par payer donc...), ce qui devra malheureusement attendre puisque il ne passera pas à Canterbury avant novembre (la province je vous jure... <= humour), je resors donc la critique que j'avais fait à la suite du festival, elle est garantie sans spoilers et décrit juste mes impressions quelques jours après la projection. 

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Bon alors, je vais essayer d'en parler sans trop en dire, parce que sincèrement, c'est vraiment un film dans lequel il fait bon se plonger sans trop en savoir. Pour commencer je vais dire que je m'attendais vraiment à ce que ce soit le chef d'oeuvre ultime de Gilliam, un film regroupant toutes les qualités de ses films précédents sans leurs défauts, et bien je n'ai pas l'impression que c'est le cas, c'est "juste" un très très bon Gilliam.

Ne soyez pas déçus tout de suite, déjà parce que vous ne serez peut-être pas du même avis (c'est un film tellement personnel qu'il touchera probablement tout le monde de manière différente, et puis c'est si foisonnant qu'un deuxième visionnage serait le bienvenu pour en parler convenablement) et ensuite parce que les 2h que nous avons sont vraiment sublimes, géniales, et à la hauteur de mes espérances... Il aurait juste manqué une petite demi-heure pour faire de ce film un chef d'œuvre, prendre le temps de clore toutes les "intrigues" et d'en finir avec tous les personnages, et à la fin du film on a un petit goût amère d'inachevé.

En dehors de cela, Parnassus renoue avec bonheur avec les folies du Baron de Münchhausen, en s'attachant aux aventures d'un raconteur d'histoire et de sa clique improbable qui trimballent un théâtre ambulant dans les rues sombres de Londres. On est cependant loin de l'optimisme du Baron car le pauvre Parnassus a la vie dure, et sa confrontation avec le monde "réel" est franchement cruelle. Gilliam signe encore une ode au rêve et à l'imagination, mais les années de galère pour monter ses films l'ont rendu un peu amère, et la mocheté de la réalité, avec ses préoccupations basses et matérielles, est une menace constante pour les rêveurs qu'elle poursuit jusque dans leur imagination.

La famille déglingos de Parnassus, au bout du rouleau, croise la route de Tony, un mystérieux et insaisissable jeune homme. Et là franchement, Heath Ledger est magnifique, charismatique comme c'est pas permis, sympathique est envoûtant. C'est marrant, mais sa gestuelle et même son physique me rappelaient à mort Johnny Depp, comme s'il s'était inspiré de lui pour créer son personnage, c'est assez troublant. Puisqu'on y est, parlons donc des trois guest stars de dernière minute: c'est triste à dire, puisque ça ne se serait pas fait sans la mort de Heath Ledger, mais c'est une idée géniale de donner un corps différent au personnage à chaque fois qu'il traverse le miroir qui le conduit dans le monde de l'imaginaire. Trois acteurs parfaitement choisis, qui reflètent chacun une facette de la personnalité de Tony. C'est tellement bien géré qu'on regrette que ce ne soit pas plus exploité, mais cela donne vraiment un plus à l'histoire. Pour ce qui est des autres acteurs, j'ai beaucoup aimé Lily Cole (qui apparemment est un mannequin très connu en Angleterre) et son visage de poupée à la Christina Ricci, et Tom Waits est génial.

Les séquences dans l'Imaginarium sont aussi magnifiques que la petite vidéo avec les concept art le laissait présager, avec des paysages plus fous les un que les autres qui surpassent vraiment tout ce qu'on peut imaginer, ça fourmille tellement d'idées visuelles qu'on a envie de mettre sur pause pour avoir le temps de bien tout regarder. Seul petit reproche: un abus d'effets spéciaux qui rend certains univers un peu lisse, ça colle pas mal avec l'ambiance rêvée mais personnellement je préfère quand on sent le bon vieux décor en carton qui rend les choses plus réaliste. C'est sûrement un parti-pris, mais ce n'est pas ce que je préfère.
Donc voilà, pour moi ça reste un super bon film, on y plonge les yeux écarquillés comme un gosse, on se laisse entraîner par le plaisir évident que prend Gilliam à nous raconter une histoire. Il y a pas mal de référence, à des films à lui comme à d'autres (dont une à Charlie et la Chocolaterie qui me parait trop évidente pour ne pas être un clin d'œil, je vous laisserez juges...) mais c'est un film très "instinctif" où tout n'est pas expliqué et où c'est au spectateur de s'accrocher et d'interpréter certaines choses. Comme le dit Tony, alors qu'il entraîne une dame dans l'Imaginarium et s'apprête, sans le savoir, à changer de visage, "use your imagination..." 

Le film sort le 11 novembre en France, pour patienter, quelques photos:

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 Le Docteur Parnassus (Christopher Plummer) et le "diabolique" Mr Nick (Tom Waits)...

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La fille de Parnassus, Valentina (Lily Cole), et son charmant assistant, Anton (Andrew Garfield)
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Tony version Heath Ledger...
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Tony version Johnny Depp, un gentil magicien un poil charmeur...
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 Tony version Jude Law, rebelle un peu provoc... 

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Valentina et Tony version Colin Farrell, une facette un peu plus sombre du personnage... 

13:33 Écrit par Eledhwen dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (10)