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12/12/2009

"The best of times is now"

Juste une petite note rapide pour commenter mon ultime excursion londonienne de 2009.

En arrivant on est allés manger dans le quartier chinois, et j'ai pu prendre des crèpes chelou en photos, ce qui a définitivement assis ma réputation de Française-obsédée-par-la-bouffe.

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Comme on avait 20 minutes à tuer avant le début de la pièce, on est allés trainer un peu à la National Gallery. Le truc merveilleux dans ces musées c'est qu'on a pas besoin de réserver 3 ans à l'avance ou de demander de l'aide à Passe-Partout pour trouver l'entrée: le musée est gratuit et seul un grand escalier sépare la porte d'entrée des premières oeuvres. On a seulement jeté un rapide coup d'oeil, vu Les Tournesols et les Impressionnistes (vous savez qu'ils nous ont piqué des Renoir et des Monet ces saletés?). Ce que j'ai le plus apprécié (en dehors des Renoir donc que j'aime beaucoup mais ce n'est pas nouveau) c'est les Turner: en reproduction on a souvent  un peu l'impression que c'est juste de (très) jolies taches de couleurs, mais en vrai ils sont immenses, et magnifiques.

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Y retourner sera définitivement un des buts de mon prochain voyage londonien.

 

Nous sommes donc allés voir le musical La Cage aux Folles au Playhouse Theatre (une adaptation musicale tirée de la pièce dont est tiré le célèbre film dont il y a d'ailleurs eu un remake américain... Vous suivez?)

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Et bien c'était excellent! Déjà voir des gens danser ET chanter sur scène, je trouve ça super impressionnant, mais quand en plus la plupart des danseurs/chanteurs sont des hommes, et qu'ils font tout ça en talons et en perruques, mon respect est total... Et j'ai eu droit à un casting magnifique, avec Douglas Hodge et Denis Lawson, tout les deux géniaux. (Si vous voulez tout savoir, Lawson joue un pote de Luke Skywalker dans les premiers Star Wars, et il est né à Crieff, tout comme un certain acteur ecossais cher à mon coeur, dont il est d'ailleurs... l'oncle! )

Je n'arrive pas à trouver d'extraits avec ce casting sur YouTube, mais j'ai une vidéo de la chanson phare du spectacle interprétée par John "sourire bright" Barrowman, alors vous allez pas raler.

Mon prochain but dans la vie: voir Hairspray sur scène!

23:44 Écrit par Eledhwen dans En direct d'Angleterre | Lien permanent | Commentaires (2)

11/12/2009

Mais de quel film peut bien venir cette image? (2)

Oula je suis à la bourre aujourd'hui... Mais j'ai plein de trucs à faire en ce moment, et beaucoup la flemme, et en plus j'ai fait une rechute dans Pushing Daisies et baver sur les tartes de Ned c'est un travail à temps plein...

La dernière image a été trouvée hier (encore bravo Alex pour cette entrée fracassante dans la compétition) c'est donc le coeur léger que nous pouvons nous tourner vers l'image d'aujourd'hui, un poil plus christmassy que la précedente... 

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Voilà voilà... Bon en attendant j'ai eu ma dernière lecture aujourd'hui, et mardi à 11h je serai en vacances pour un mois ... Ce qui serait merveilleux si je n'avais pas encore un essay sur le feu, mais je suppose que la vie ne peut pas être parfaite...

Et dans le registre "trucs qui la rendent quand même vachement meilleure" demain je suis de sortie avec la Classic Hollywood Society, on va voir un musical à Londres!  Et plus précisément La Cage aux Folles, ne riez pas ça a l'air vachement bien, même sans John Barrowman (parce que ce salaud a fini le show il y a quelques semaines... mais ce n'est que partie remise) les chansons sont trop funs. Bref, c'est cool. 

(après on ira voir Hairpsray hein les filles?)

10/12/2009

The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society

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"Have you ever noticed that when your mind is awakened or drawn to someone new, that person's name suddenly pops up everywhere you go? My friend Sophie calls it coincidence, and Mr Simpless, my parson friend, calls it Grace. He thinks that if one cares deeply about someone or something new one throws a kind of energy out into the world, and "fruitfulness" is drawn in."

 

Ce roman américain de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (sorti en France sous le titre du Cercle Littéraire des Amateurs d'Epluchures de Patates... et en anglais je trouve que c'est un des plus beaux titres du monde...) a pas mal fait parler de lui à la rentrée, je crois qu'il est même encore dans le top des ventes, ce qui fait toujours plaisir à voir.

Parce que j'ai enfin réussi à mettre la main dessus et que je l'ai dévoré en quelques jours tellement c'est vachement bien.

(en même temps un cercle littéraire, une île au milieu de la Manche, et des tartes, même aux ingrédients improbables, j'ai envie de dire que j'étais conquise d'avance ...)

L'histoire se passe en 1946, dans une Angleterre qui se remet encore tout doucement de la guerre. Juliet, jeune écrivain londonienne, essaye de trouver un sujet pour son nouveau roman, quelque chose de "sérieux" qui fasse d'elle une auteur digne de ce nom. Un jour, elle reçoit une lettre de la part d'un habitant de Guernesey qui a trouvé son adresse dans un livre d'occasion qu'on lui a prêté, et qui a quelques questions pour la première propriétaire de l'ouvrage. Juliet va alors commencer à correspondre avec lui et avec d'autres habitants de l'île, membres du-dit cercle littéraire au nom si exotique. Elle va découvrir leur  merveilleux univers et la manière dont leurs "petites" histoires ont essayées, tant bien que mal, de survivre à la grande...

 

"I wonder how the books got to Guernsey? Perhaps there is some sort of secret homing instinct in books that brings them to their perfect readers."

 

D'habitude j'ai toujours un peu de mal à rentrer dans les romans épistolaires, je ne sais pas trop pourquoi. Mais là dès sa cinquième lettre Juliet s'excuse auprès de son éditeur et ami d'avoir balancé une théière à la gueule d'un journaliste un peu trop curieux, et tout de suite j'ai su que Juliet et moi, on allait être méga copines.

Après cela le roman est tellement riche, drôle et émouvant, qu'on se laisse embarquer sans même s'en rendre compte. Il y a un nombre impressionnant d'intrigues secondaires, des évènements évoqués en seulement quelques lignes, et des personnages qui ne font que passer, ce qui peut être un peu frustrant mais donne une richesse et une vitalité que probablement seul le roman épistolaire permet (car après tout dans une lettre on peut raconter tout et rien, et évoquer en passant des choses qui n'ont rien à voir... mais qui donnent de la profondeur). On y parle de tout: du quotidien pendant l'occupation, de tartes et de cochons rôtis, de la difficulté de revenir de déportation, de l'Australie, des Américains, et de la phrénologie. 
On y parle aussi de littérature bien sur: Chaque membre du cercle a son auteur fétiche, et le rapport qu'ils entretiennent tous avec les livres est à la fois très drôle et très touchant. La plupart d'entre eux n'étaient pas de très gros lecteurs au départ, pourtant ils apprécient tous la manière dont la littérature peut être universelle, une source de réconfort dans les temps difficiles, et, surtout, rapprocher les gens.

Et les personnages sont tous adorables, et sonnent tellement vrais qu'on a du mal à les croire fictifs. Maintenant moi aussi j'ai envie d'aller à Guernesey, je veux passer mes journées à faire des châteaux de sable avec Kit, à parler d'Orgueil et Préjugés et à jouer à Miss Marple avec Isola, et surtout rencontrer la mystérieuse Elizabeth, la Rebecca du livre, qui est dans toutes les lettres mais qui n'écrit jamais... Bref, je gagatise complètement devant ce livre. C'est un roman qui fait retrouver foi en l'humanité, et en la littérature. 

Et depuis que je l'ai fini je me sens toute triste, comme si des amis avaient cessé de m'écrire...

 

Peut-être que ma coloc ne m'en voudra pas si "j'oublie" de lui rendre?
Mais ça irait à l'encontre de tout les bons sentiments que ce livre m'a inspiré...

23:45 Écrit par Eledhwen dans Ma forêt-bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (5)