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01/10/2009

A romantic comedy. With zombies.

 Oui alors j'ai enfin vu Shaun of the Dead donc il faut que je vous raconte parce que c'est quand même vachement bien comme film.

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Comme je le disais lors de mon achat du DVD, tout est dans la catchphrase. Bon je n'ai pas une passion intense pour les comédies romantiques, on va dire que ça dépent vraiment lesquelles, mais la perspective de voir ça se mélanger avec un film de zombie me ravissait d'avance, même si au final le "romantique" n'a pas grand chose à voir dans l'affaire... enfin presque.
Quant aux histoires de zombies, j'avoue que j'ai longtemps préféré les raconter plutôt que les voir... En fait, j'aime bien le principe, mais mon gros problème avec les zombies c'est qu'ils sont quand même super moches Embarassed. C'est vaguement verdâtre, ça a souvent trois ou quatre membres et organes qui pendouillent distraitement, et ça traîne la patte en grognant de manière fort peu charmante. Avouez que c'est quand même pas super engageant... si les zombies étaient tous des gros nounours, ou des clones de Johnny Depp, gambadant dans les rues et infectant les gens en leurs faisant des gros bisous bizarrement je serais tout de suite vachement plus réceptive...Rolling Eyes(et ça ferait surement encore plus peur...)

 *s'arrête un moment pour imaginer la scène... drunken * 

Breeeeef, mais bon, le fait d'avoir étudié les films de zombies en cours l'année dernière (et ouais...) m'a pas mal aidé, et maintenant j'aime même assez. J'ai donc vraiment apprécié ce parachutage de personnages un poil névrosés so british dans un classique film de morts-vivants. 

Commençons par le commencement. Le Shaun du titre est un mec sympa mais un peu largué dans la vie. Entre son job pourri, son beau-père envahissant,  ses collocs relou et sa copine qui commence à en avoir un peu marre il ne sait plus trop où donner de la tête. Si bien qu'il met un peu de temps à percuter qu'il se passe un truc pas très très net à Londres, et que bizarrement il y a de plus en plus de passants qui marchent vachement lentement en grognant... 

La première demi-heure est absolument géniale. Mais vraiment. On suit Shaun dans sa petite vie quotidienne, et alors que le spectateur comprend progressivement que des zombies sont en train d'envahir la ville par petites touches plus ou moins subtiles, Shaun lui évite les indices avec une telle habileté qu'on croirait presque qu'il le fait exprès. Sauf qu'on sait très bien que non. Ce qui est énorme, c'est que je suis sure que si il y avait une attaque de zombies ça se passerait exactement comme ça: qui n'a jamais passé une journée complètement plongé dans ses soucis ou ses pensées au point de ne même pas prendre cinq minutes le temps de s'assurer que le monde continue à tourner à peu près normalement? C'est une idée qui n'est pas franchement à notre honneur, mais que je trouve assez juste. D'autant plus que dès le très bon générique on nous montre que finalement il y a des fois où on n'a pas besoin d'une attaque de morts-vivants sanguinaires pour ressembler à des zombies... Le tout nous est montré à travers un montage énergique et diablement efficace et sur une bande-originale comme je les aime, décalée, rock, et en parfait accord (ou en parfaite rupture, ce qui donne parfois des décalages très drôles...) avec l'image. 

Évidemment Shaun finit par comprendre ce qu'il se passe, et la suite du film est donc plus classique, avec quand même des gags jamais gratuits mais toujours mémorables, et des passages excellents. Je retiendrai surtout la déjà célèbre scène des vinyles qu'on m'a racontée 20 000 fois mais qui fonctionne toujours, et le moment où tout le petit groupe de survivants décide d'imiter les zombies pour traverser discrètement un troupeau d'assaillants particulièrement compact...Laughing

Il y a aussi des moments un peu moins drôles, voire même franchement tristes, car les scénaristes anglais sont souvent des grands sadiques qui aiment nous faire passer du rire ou larmes, ou se débarasser soudainement d'un personnage qu'on commençait tout juste à aimer, ce qui est diablement cruel, mais qui nous change un peu de certains schémas habituels...
Tout ça jusqu'à une fin doucement cynique, qui montre la capacité qu'ont les humains à rendre inoffensif et familier le moindre truc un peu bizarre, histoire que ça fasse moins peur, faisant preuve d'une sacré capacité d'adaptation, mais aussi d'un grand talent pour faire l'autruche quand ils ont la preuve qu'il existe encore des choses qu'ils ne comprennent pas. (C'est assez intéressant de constater que l'on retrouve  exactement la même scène (avec des fantômes à la place des zombies) dans le final de la saison 2 de Doctor Who, Army of Ghosts, je suis sure qu'il y a de la référence là-dessous, ou alors c'est vraiment une obsession des scénaristes british du moment...)

 

Et puis bien sur, comme c'est un film anglais la plupart des acteurs ont une tête qui nous est gravement familière ("nous"c'est bien sur "les gros geeks qui passent leurs temps à regarder des séries et des films anglais obscurs que personne d'autre ne connaît" Rolling Eyes...), on passe tout le film à chercher, et à la fin on se rend compte que "ah mais oui bien suuur le mec là c'est celui qui fait le mari de machine dans telle adaptation de Jane Austen" et que "ouais et elle elle fait une des copines de la cousine de la femme du héros dans le dernier Richard Curtis" 

Bon je ne vous présente ni le héros Simon Pegg, ni son beau-papa Bill Nighy. Par contre j'ai mis à peine 20 min à me rappeler où j'avais déjà croisé la maman de Shaun, ce qui, pour une totale non-physionomiste comme moi, relève du quasi-miracle: 

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Harriet Jones, Prime Minister...

Elle est aussi attachante ici que dans Doctor Who (car oui, moi je l'aime bien Harriet, et je trouve que le Docteur et ben il est pas cool avec elle, na!) et joue toujours aussi bien.

Et comme il n'y a rien qui ressemble plus à un gros à lunettes qu'un gros à lunettes ça ne m'était pas forcément venu à l'idée qu'ils pouvaient tous être la même personne Rolling Eyes: Ed (même si ici il n'a pas de lunettes Rolling Eyes ...) est interprété par Nick Frost, le même que celui qui joue au poker avec James "marry me" McAvoy dans Penelope, et qui fait l'un des DJs de The Boat that Rocked.

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Et puis il y en a une qui a bien grandi, c'est la petite Maria Lucas de Pride and Prejudice1995, interprétée par Lucy Davis. Je l'adore dans P&P, elle est trop mimi avec ses graaaands yeux tout étonnés, et ben je l'aurais pas reconnue... 

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Enfin il y en a une autre où j'ai mis du temps à percuter, c'est l'ex de Shaun, Yvonne, que l'on croise dans quelques scènes mémorables, j'étais persuadée de l'avoir déjà vu mais impossible de retrouver où...

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Pourtant quand je vois cette photo ça me semble vraiment super évident, j'ai trop du mal Rolling Eyes... Yvonne n'est autre que Jessica Hynes, qui nous a fait pleurer comme des fillettes tant émus en nurse Joan Redfern dans la saison 3 de Doctor Who, le génialissime double épisode Human Nautre/The Family of Blood. Et ouais.

Tout ça pour dire que j'ai beaucoup aimé ce film, à la fois très intelligent et très drôle, et que j'en redemande!

22:21 Écrit par Eledhwen dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (7)