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04/03/2010

British movies

Aller je rattrape mon retard critiquesque parce que ça commence à devenir n'importe quoi. Il y a déjà quelques temps j'ai vu  au cinéma deux chouettes films qui ont pour point commun d'être anglais, d'être plein d'acteurs talentueux, et de ne malheureusement sortir que "prochainement" en France selon Allociné...

 

Le premier était Glorious 39 de Stephen Poliakoff, qui raconte comment, à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, une jeune actrice se retrouve au coeur d'un complot en découvrant des enregistrements compromettants dans un coin de la maison de campagne familiale.

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C'est un film très beau esthétiquement avec des ciels bleus et des champs jaunes, des ruines dans la lumière du crépuscule, des robes aux couleurs vives et du rouge à lèvre vraiment rouge comme on n'en porte plus qu'au cinéma... Le début rappelle un peu celui de l'Atonement de Joe Wright, avec cette riche famille isolée à la campagne qui se laisse progressivement gagner par un étrange malaise... La mise en scène, et le film en lui même, sont cependant moins brillants, et si l'histoire d'espionnage est plutôt intéressante et bien menée, le film finit quand même par partir légèrement en live et par donner l'impression de ne pas trop savoir comment se conclure... On se retrouve finalement avec un film assez classique, très agréable à voir sans être transcendant, et qui vaut surtout pour ses très belles images et son ambiance, ainsi que pour son casting 5 étoiles. J'ai eu des tas de rendez-vous manqués avec Romola Garai, que je n'ai toujours pas vu dans Angel, que je n'avais pas reconnu dans Atonement, et que je sens très bien en Emma, et elle est vraiment merveilleuse, très expressive, très classe et charismatique, et j'espère qu'on va la revoir bien vite. Autour d'elle on retrouve plein d'autres gens bien qu'on a déjà vu 20 000 fois ailleurs, comme Bill Nighy en chef de famille, Julie Christie en vieille tante lourdingue, Charlie Cox et Juno Temple, et en cadeau bonus on a même droit à quelques scènes avec un Christopher Lee (toujours) un peu inquiétant, et à deux ou trois méga tirades de David Tennant, ce qui n'est jamais désagréable...

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Puis je suis allée voir Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood, qui s'intéresse à l'adolescence de John Lennon. J'avoue qu'à la base je ne suis pas une grande fan de biopics, je ne sais pas pourquoi mais ça ne m'attire pas vraiment et du coup je n'ai pas dû en voir beaucoup, à part Becoming Jane qui vaut surtout pour le plaisir de voir James McAvoy et Ann Hathaway se tourner autour en costumes Empire, et Ed Wood bien sur qui reste quand même un des plus meilleurs films du monde, tout du moins le seul où on peut voir Johnny Depp en pull angora rose et Martin Landau se battre contre une pieuvre en plastique...

Bref du coup ce que j'ai aimé ici, c'est qu'on met moins l'accent sur l'aspect biopic que sur le coté chronique de la vie d'un adolescent légèrement paumé dans l'Angleterre des années 50. Pas de sous-entendus lourdingues ou de néons clignotants censés nous montrer que voilà c'est là maintenant et comme ça que ce gosse est devenu une star, juste un regard tendre humain sur un jeune homme qui se cherche, tiraillé entre deux foyers et entre sa volonté de réussir et une certaine arrogance. Après si j'aime beaucoup la musique des Beatles (mais bon dire "j'aime les Beatles" c'est un peu comme dire "j'aime Indiana Jones", c'est quand même un gros lieu commun pop culturel...) je dois dire que niveau biographie je suis vraiment limite, disons que j'en savais juste assez pour sourire quand on voit John passer devant un parc qui s'appelle Strawberry Field ou se faire refouler à l'entrée de the Cavern, mais du coup je ne savais pas du tout qu'il avait eu une enfance aussi tumultueuse, et ce qui lui arrive est tellement romanesque que forcément, en film, ça passe carrément bien.

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C'est donc plutôt un film sur l'adolescence, et une sorte de drame familial, mais aussi un film plein d'humour et de coolitude, et comme d'habitude le casting est juste parfait. John Lennon est incarné par Aaron Johnson, qui non content d'être extrêmement agréable à regarder est aussi doté d'un charisme quasi indécent qui vous crame la pellicule d'un simple regard. Jouer le rebelle qu'on n'arrive pas à détester ce n'est pas donné à tout le monde, et là en un sourire boudeur il nous renvoie Pâtisson et Zac Efron direct dans les cordes... (oui bon j'aime toujours Link quand même hein...)

Enfin ça c'est avant que Thomas Sangster arrive... Thomas Sangster était jusqu'à présent plus connu sous le nom de "gamin dans Love Actually", et après ce film je me suis dit qu'il était temps d'apprendre son vrai patronyme, parce que m'est avis qu'on va le voir dans le secteur pendant encore un petit bout de temps... Il interprète un Paul McCartney sensible et très attachant, et à son arrivée le public ne s'y trompe pas: certes John a le charme rebelle du chien fou un peu amoché par la vie, mais Paul, niveau musique, il gère quand même grave.

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Du coté des adultes, je pense qu'on ne dira jamais assez de bien de Kristin Scott-Thomas qui est magnifique, très subtile, et peu passer de la vieille tante psychorigide à la femme fragile et blessée en un quart de seconde. Quant à Ann-Marie Duff, je pensais qu'être Mme James McAvoy à la ville devait suffir à son épanouissement personnel, mais apparemment non puisque c'est aussi une très bonne actrice, et que du coup j'ai vachement envie de la revoir ailleurs.

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Pour couronner le tout, la musique est de Goldfrapp, et ça ça fait quand même grave du bien aux oreilles.

Et je vous laisse donc avec ma chanson préférée des Beatles (enfin, celle qui est ma préférée le plus souvent on va dire...), et je l'aime encore plus depuis que je l'ai aperçue gribouillée sur un bout de feuille à la British Library, pendant que la prof d'histoire nous tannait pour qu'on se hâte vers la Magna Carta... Alors que bon, je suis désolée, mais je crois qu'au bout du compte les Beatles m'on surement plus marqués que l'histoire de l'Angleterre au XIIIème siècle... Je sais, je suis affreusement superficielle.

20:15 Écrit par Eledhwen dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3)