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09/12/2011

10 bonnes raisons de regarder Downton Abbey

J'avoue, j'ai une tendance quelque peu maladive au lobbying. Mes méthodes pour forcer mon entourage à regarder les choses que j'aime n'ont certes pas toujours été d'une grande subtilité, mais elles ont toujours été efficaces. Presque trop. (Oui, je l'avoue, il m'arrive parfois d'éprouver une pointe de remords quand je vois les monstres que j'ai créée et que je me dis que, sans moi, certains d'entre eux seraient sans doute en train de vivre une existance presque normale sans fantasmer sur Colin Morgan ou rêver d'avoir un Dalek...) Alors quand je constate qu'il y a encore des gens qui osent me résister et ne pas regarder Downton Abbey alors que la chose s'apprète justement à débarquer en France (n'importe comment d'ailleurs, mais mieux vaut ne pas me lancer là-dessus, je vais devenir méchante après...), finis les sous-entendus, les fioritures, les "ooooh tiens tu devrais regarder çaaa c'pas mal, enfin je dis ça hein...", je sors l'artillerie lourde: je fais un top 10.

 

10 bonnes raisons de regarder Downton Abbey

downton abbey


1. Parce que c'est trop in en ce moment.

Ne vous obligez plus à vous taper la énième saison de Dr House, de toute façon, tout le monde ne parle déjà plus que de Downton. Ou tout le monde devrait du moins. La série a en effet rencontré un énorme succès auprès du public britannique, au point d'être rapidement achetée par une bonne centaine de pays à travers le monde (la France étant toujours à la ramasse en matière de bonne télé la chose arrive donc seulement maintenant chez nous, à partir de demain, samedi 10 décembre... sur TMC... en deux blocs de 4 épisodes...youpi...) Sans compter une petit entrée au Guinness Book des Records de 2011 en tant que "série la plus saluée par la critique", et l'escamotage d'un certain nombre de Emmy Awards très mérités, on ne peut pas dire que ce ne soit pas un des must see du moment...

2. Parce que c'est un peu comme Gosford Park, mais en mieux en fait.

Ce petit bijou, dont la saison 2 s'est terminée il y a quelques semaines, a été écrit par Julian Fellowes, scénariste oscarisé pour Gosford Park. De fait, le point de départ est un peu le même, la partie de Cluedo en moins. La série débute en 1912 et raconte la vie des habitants de Downton Abbey, grande demeure néo-gothique du Yorkshire. On y suit donc les propriétaires des lieux: le gentil Lord Grantham, son américaine de femme Cora, et leurs filles aussi différentes que relou chacune à leur manière: Mary, Edith et Sybil. Mais on se penche aussi sur la fourmillière qui fait marcher la baraque tout en se faisant la plus discrète possible, à savoir les serviteurs qui eux aussi vivent leur vie dans cette grande maison, en parallèle de celle de leurs maitres, avec leurs joies, leurs peines, leurs rêves et leurs petits secrets...

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3. Parce qu'on y apprend plein de choses.

Quelque part il y a quelque chose de follement exotique dans cette grande demeure de la campagne anglaise du tout début du XXème siècle, et la découverte de l'art de vivre de ses occupants exerce un pouvoir de fascination qui explique facilement (en partie) le succès de la série. Dès le générique on réalise à quel point c'est un monde à part, où l'ordre et l'élégance règnent en maîtres et où chaque détail du quotidien est réglé avec une précision presque effrayante. On observe l'existence incroyable de ces serviteurs qui dédient leur vie à la bonne marche de Downton, organisés selon une hierarchie quasi-militaire, et suivant des règles qui peuvent facilement nous sembler hallucinantes. On découvre aussi tout un monde de lois complexes et un peu archaïques où les femmes ne peuvent pas hériter du titre de leur père, où domaine et fortune ne sont pas forcément liés, et où les habitants de telles demeures se voient plus comme des occupants passagers chargés de perpétuer les traditions aussi longtemps que possibles, que comme de véritables propriétaires libre de faire ce qu'ils veulent. La série a l'intelligence de ne pas chercher à porter de jugement sur ce mode de vie si particulier, et si on sent une certaine tendresse, il nous est montré aussi bien dans ses aspects positifs que dans ses cotés les plus cruels, voire ridicules, tout en nous faisant sentir que c'est un monde qui n'en a plus pour longtemps...

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4. Parce que c'est plein de petites histoires dans une grande (un peu comme Inception quoi, en mieux).

 Effectivement, si on cherche une série d'action, il vaut mieux passer son chemin, les intrigues de certains épisodes pouvant facilement tourner autour de questions cruciales telles que "la Comtesse va-t-elle encore gagner le concours du plus beau jardin cette année?" ou "Mrs Patmore la cuisinière va-t-elle réussir à improviser un diner pour 15 personnes sans rien foirer?"... C'est un peu effrayant de voir à quel point on peut vite se passionner pour ce genre de petites choses, mais la série est loin de se limiter à cela, car elle est remarquablement bien écrite et entrecroise ave habileté les histoires des différents personnages, avec son lot de drames, de bonheurs, et de secrets. Certes le mélo n'est pas toujours loin, surtout dans la saison 2, plus dramatique, plus épique, mais on ne tombe jamais complètement dedans. Sans compter que la grande Histoire rôde toujours au loin, et c'est peut être un des éléments les plus intéressants: Finalement, le centre de la série reste l'idée que l'époque évoquée est une période de transition et de nous montrer comment va s'opérer, en une décennie et une guerre, le passage entre le XIXème siècle et le monde moderne. Cela donne une certaine mélancolie aux personnages qui prennent conscience qu'ils appartiennent au passé et à ceux qui refusent de l'admettre, et une superbe force à ceux qui sont déterminés à tirer le meilleur de ces bouleversements.


5. Parce que Mary, Matthew, Sybil, Bates, Anna...

La galerie de personnages est absolument trop follement merveilleuse. Très vite on repère ses petits chouchous, et ceux qu'on va adorer détester, et suivre leurs interractions, les voir s'entraider, comploter ou se marcher sur les pieds est un pur délice. Personnellement j'ai un faible pour Lady Mary, la fille ainée des Crawley, qui cache ses envies de liberté sous un détachement d'une classe folle (mais va lui attirer quelques bricoles...), Mathew le lointain cousin de Manchester qui se retrouve du jour au lendemain bombardé héritier de Downton alors qu'il a l'indécence de TRAVAILLER et de ne pas avoir de valet pour l'aider à mettre ses boutons de manchette le matin... Et du coté de downstairs, il est bien difficile de ne pas craquer pour John Bates, le mystérieux valet à la patte folle et au sourire qui tue, et pour Anna, la gentille head housemaid...

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6. Parce que Maggie Smith est trop une badass.

Moi qui est toujours été un peu frustrée par sa McGonagall un peu trop gentille (ce qui est logique dans des films trop gentils, mais bon, c'est un peu triste...), voilà enfin une occasion pour Maggie Smith de laisser libre cours à son coté bitch, dans le rôle de la Dowager Countess, grand-mère très à cheval sur les traditions et qui n'est pas prête à laisser qui que ce soit déranger ses habitudes et l'empêcher de contrôler tout son petit monde. Cette femme est une réplique culte à elle toute seule, mais forcément, elle a aussi un bon fond (mais il ne faudrait pas que ça se sache trop, elle a une réputation à tenir quand même!) Et en plus, elle a des chapeaux absolument merveilleux.

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(Bitch Face n°12)

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(Bitch Face n°56)

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(Bitch Face n°375)


7. Parce qu'on peut shipper grave.

Le secret d'une bonne série, c'est aussi ses couples mythiques. Ceux dont on rêve, ceux qui ne se feront jamais, ceux qui suffiront à alimenter les tumblr et les fanvids des fans pendant les longs mois de disette entre deux saisons, et ceux qui nous frustrent à mort... Oui, au milieu de ces histoires d'héritage, d'argent, de sacrifice et de devoir, il y a aussi de l'amouuur à Downton.


8. Parce qu'en plus c'est jouuuuli.

Cela fait un moment que la bonne télévision anglo-saxonne n'a plus grand chose à envier au meilleur du cinéma, et si il y a bien un reproche qu'on ne peut pas faire à Downton c'est que visuellement ce soit un peu baclé... Parce que c'est quand même un tout petit peu nickel: la mise en scène est élégante comme il se doit, sobre sans être figée, dynamique sans tomber dans le too much, elle met juste merveilleusement bien tout ce petit monde en valeur. Et que dire des décors de la barraque, et de la beeeeeelle campagne anglaise tout en ciels bleus, nuages blancs et herbe verte?

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9. Parce que la mode de la Belle Epoque est un tout petit peu trop chouette.

 Du coté des costumes je dois dire que c'est une période que je surkiffe. On est à mi-chemin entre les froufrouteries Victoriennes et les beaux drapés et les jeux de transparence des années 20, ce qui donne une période de transition extrêmement cool et pleine de possibilités, qui sont exploitées à fond dans la série pour donner à chaque personnage une garde robe bien à lui. Entre les dentelles sévères de la Dowager Countess et les voiles brodés de perles de la jeune Lavinia fraichement débarquée de Londres, il y a déjà tout un monde, et les tenues de ces dames sont d'ailleurs au centre d'un certain nombre de scènes et de conversations (puisque elles ne semblaient pas avoir grand chose d'autre à faire que de passer leur temps à se changer tout en discutant par miroir interposé...)

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10. Parce qu'il y a Dan Stevens.


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(un bien beau tumblr)

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14:50 Écrit par Eledhwen dans Séries | Lien permanent | Commentaires (11)